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DPE E : mauvaises performance énergétiques pour cette classe

DPE E
Sommaire

Une maison classée E selon le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est très peu économique en termes d'énergie. Elle est caractérisée par une mauvaise efficacité énergétique. Souvent accompagnée de pertes de chaleur, des factures relativement élevées peuvent être constatées. Elles seront généralement supérieures à 1 600 € par an.

Si votre DPE est de classe E, il est préférable de trouver rapidement des solutions pour rénover votre logement.

Vous êtes propriétaire, locataire ou à la recherche de votre future maison ou appartement ? Vous vous posez des questions sur le DPE, et notamment sur la classe énergétique E ? Quel est le meilleur DPE pour un bien immobilier ? Quel est l'impact d'un DPE E sur le confort et les factures ? Peut-on louer un logement noté E ? Et comment passer d'un DPE E à D ? Nous vous disons tout sur le DPE, mis à jour en 2021.

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DPE E : définir et comprendre ce que c’est

c'est quoi le DPE E
Jaqe ©️ – Capture d’écran DPE E – Source : Google

Le nouveau DPE, un document revisté depuis le 1er juillet 2021

Mis en place en 2006, le DPE (diagnostic de performance énergétique) a pour but :

  • De fournir à l’acheteur ou locataire des informations sur la performance énergétique et l’impact environnemental de son logement,
  • d’indiquer ses coûts énergétiques,
  • de suggérer des travaux à effectuer pour optimiser son bien-être.

Les diagnostics de performance énergétique sont aussi utilisés pour identifier les maisons à faible isolation (étiquettes F et classe G sur le DPE), grâce à un système de classification allant de A à G (classe DPE)

En 2021, le diagnostic de performance énergétique (DPE) a été complètement revu. Il permet afin de s’attaquer plus directement au réchauffement climatique. Les critères pour l’attribution des classes d’efficacité énergétique comprennent désormais les émissions de CO₂.

Ainsi, l’étiquette énergétique du DPE est dorénavant dotée d’un double seuil, qui englobe à la fois :

  • La consommation en énergie primaire,
  • les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ces deux données font donc partie d’une seule et même étiquette et les informations relatives aux GES ne sont plus seulement réservées à un usage informatif.

De nos jours, certains logements qui sont très émetteurs de CO₂ peuvent obtenir des classes énergétiques plus basses lors d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Cela est dû au fait que la plus mauvaise performance est retenue pour évaluer la note finale.

Les logements de classe énergétique E sur le DPE consomment entre 250 et 330 kWh/m².an d’énergie primaire et/ou produisent entre 50 et 70 kg CO₂ eq/m².an.

Quelle situation pour le DPE E dans le parc immobilier français ?

Répartition du DPE en France
Jaqe ©️ – Graphique de répartition par étiquette DPE en France – Source : Fidéli 2018

Synonyme de bâtiment à haut niveau de consommation énergétique, le DPE E est l’une des classes énergétiques les moins performantes. Pourtant elle est la deuxième plus fréquemment rencontrée dans les habitations principales françaises.

En effet, 24 % du parc immobilier est classé DPE E, dont 30,8 % des logements construits entre 1919 et 1948. Toutefois, les pourcentages de DPE E dans les bâtiments plus récents sont nettement inférieurs, en particulier à partir des années 1970.

Depuis le 1er juillet 2021, le calcul du DPE se fait uniquement sur la base des caractéristiques physiques du logement, et non plus sur la base des factures énergétiques des occupants actuels.

Ainsi, les diagnostiqueurs évaluent les coûts annuels d’énergie du logement en tenant compte des cinq principaux postes.

Consommation énergétique et coûts du DPE E

NB de m²
Consommation énergétique (kWh)
Prix/an
Prix/mois
 75
 22 500 
 2 700
 225€
 90
 27 000
 3 240
 270€
 105
 31 500
 3 780
 315€
 120
 36 000
 4 320
 360€
 140
 42 000
 5 040
 420€

Lorsque l’on étudie le tableau présenté, on constate que la catégorisation d’un bien a une influence considérable sur les dépenses annuelles d’énergie.

Ainsi, un studio de 22 m² classé E nécessite un investissement mensuel de 66€, pour une consommation annuelle de 792€.

Pour un appartement de 50 m², ces chiffres s’élèvent à 15 000 kWh et 1800€ par an.

Un logement de 65 m² consomme 19 500 kWh et a un coût annuel de 2340€.

Une maison de 90 m² classée E consomme 27 000 kWh et coûte 3240€ par an.

Enfin, une maison de 120 m² classée E nécessite une consommation annuelle de 36 000 kWh et un investissement de 4320€.

On peut donc conclure que la catégorisation d’un bien a un impact considérable sur la facture énergétique.

Quel sort réservé pour les logements du DPE E ?

Le processus de vente d’un bien immobilier classé DPE E

Les logements classés E sont connus pour être peu rentables et difficiles à vendre pour leurs propriétaires. En effet, les biens de catégorie F et G (passoires énergétiques), sont considérés comme trop énergivores.

Les logements de classe DPE D à A sont en réalité beaucoup plus demandés et bénéficient d’un meilleur prix de vente.

Selon une étude menée par les Notaires de France sur la valeur verte des logements en 2020, les appartements classés E peuvent subir une perte de 4 % de leur valeur. Les maisons ayant un DPE E jusqu’à 7 %, par rapport aux autres types de logements.

Pour vendre un bien de cette classe, les propriétaires peuvent être amenés à baisser le prix de vente ou à effectuer des travaux d’amélioration de la performance énergétique.

🧠 L’info JAQE : La réforme du DPE est accompagnée d’une importante modification : il est désormais opposable. Cela signifie que ce document est considéré comme légalement contraignant. En cas de non-conformité ou d’erreur, le vendeur ou le bailleur peut être tenu responsable. Ainsi, si une étiquette énergie indiquée est incorrecte (par exemple E au lieu de F), le futur acquéreur peut se retourner contre le vendeur et contester sa responsabilité.

Interdiction à la location des DPE E, dès 2034

Les logements énergivores avec un DPE classé E sont visés par des mesures législatives. Ils ne seront pas autorisés à être mis en location à partir de 2034. Ces mesures s’ajoutent à celles déjà prévues pour les DPE G et F. Ces dernières entreront en vigueur le 1er janvier 2025 et le 1er janvier 2028 respectivement.

Si vous êtes locataire d’un de ces bâtiments, vous pouvez exiger de votre propriétaire/bailleur des travaux de rénovation. Il est donc préférable de prévoir dès à présent une rénovation globale pour votre logement classé E. Veillez à bien suivre les recommandations données par le diagnostiqueur.

DPE E : combien de temps est-il valable ?

Avec la réforme du DPE, les règles pour les diagnostics antérieurs à 2021 ont changé :

  • Les DPE réalisés avant le 1er janvier 2013 ne sont plus considérés comme valides et doivent être refaits selon les nouvelles normes,
  • Pour les diagnostics réalisés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2017, ils seront valables jusqu’au 31 décembre 2022,
  • Les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021, ils pourront être utilisés jusqu’au 31 décembre 2024.

Il est de ce fait important de faire attention à la date d’émission du DPE lors d’une vente ou d’une location, car il pourrait être nécessaire de refaire un diagnostic.

Obtenir un meilleur rendement énergétique du DPE E

Une fois le diagnostic énergétique effectué, votre habitation a été classée E ? Il est indispensable de corriger les points faibles, ce qui nécessite un investissement personnel et financier.

Comment passer d’un DPE E à D, voire mieux ? Il existe de nombreuses solutions pour optimiser le DPE de votre maison ou le DPE de votre appartement et les conseils du diagnostiqueur doivent être pris en compte.

Avant de vous lancer, prenez le temps de bien analyser les différents critères qui nécessitent une attention particulière. Les travaux de rénovation à entreprendre peuvent être classés selon leur urgence et leur capacité à améliorer le bilan énergétique.

Parmi les travaux à envisager :

  • l’isolation thermique de la toiture et des combles, des murs (ITE ou ITI) et des sols,
  • le remplacement d’une chaudière à fioul par une chaudière à granulés de bois, d’une chaudière au gaz par une pompe à chaleur…,
  • le recours aux énergies renouvelables,
  • le changement des fenêtres en simple vitrage par du double vitrage.

L’isolation

Isolation thermique DPE E
Jaqe ©️ – Image d’un matériau isolant 1 – Source : DALL-E

Pour améliorer le classement DPE d’un logement, la réalisation de travaux d’isolation et/ou d’étanchéité s’avère nécessaire. En effet, une bonne isolation thermique permet de conserver la chaleur intérieure et de limiter l’humidité ambiante, contribuant à réduire la facture énergétique. Ces travaux peuvent consister en l’ajout de double vitrage, l’isolation des combles, etc.

Système de chauffage

Système de chauffage
Jaqe ©️ – Image d’un matériau isolant 2 – Source : DALL-E

De même, le remplacement d’une chaudière classique par une chaudière à condensation permet d’améliorer considérablement la note de votre DPE E. D’autre part, l’installation de systèmes de chauffage gérables grâce à un thermostat permet de maîtriser sa consommation et de sortir de la classe E.

Les énergies renouvelables

Energies renouvelables DPE E
Jaqe ©️ – Image d’un panneau solaire – Source : DALL-E

Enfin, la mise en place d’énergies renouvelables telles que des panneaux solaires ou une pompe à chaleur est un investissement rentable sur le long terme et permet de profiter de tarifs réduits pour l’énergie.

Les fenêtres

Isolation fenêtre DPE E
Jaqe ©️ – Image d’une fenêtre – Source : DALL-E

Pour vos fenêtres, il faudra vous y prendre en plusieurs étapes :

1 – La vérification de l’étanchéité des fenêtres contre l’humidité, le bruit et l’air

Avant de commencer des travaux de rénovation, il est primordial de s’interroger et de bien inspecter ses fenêtres afin de déterminer quel type de travaux sont nécessaires.

Il est important de vérifier l’étanchéité des vitrages à l’air, au bruit et à l’humidité. Pour ce faire, commencez par vous demander si vos vitres ont plus de seize ans et si elles sont difficiles à ouvrir et à fermer.

Ensuite, sentez-vous passer de l’air autour des vitrages ? Observez également s’il y a des marques d’humidité ou de condensation sous la fenêtre (« allège »).

Finalement, si les nuisances sonores extérieurs sont clairement audibles malgré que vos fenêtres soient fermées, vos fenêtres n’ont plus la qualité d’être étanches.

2 – Prévoyez le type de travaux qu’il faudra :

Si l’état de votre fenêtre nécessite des travaux de rénovation, plusieurs alternatives sont à envisager : une dépose totale ou rénovation en partie.

La rénovation en partie est possible lorsque le dormant de la vitre est encore en bon état. Elle consiste alors à remplacer seulement les ouvrants, qui seront adaptés à la taille du dormant.

Cette option est toutefois à réserver à des cas particuliers. Elle suppose que le dormant soit encore suffisamment solide pour supporter les spécificités des nouvelles menuiseries et vitrages. Il est aussi impliqué qu’il puisse durer encore plusieurs années. Seul un professionnel peut en déterminer la viabilité.

Dans le cas où :

  • le dormant serait abîmé,
  • si vous souhaitez obtenir une meilleure isolation sonore et thermique,

le changement de l’ensemble du vitrage s’impose.

Cette solution, appelée dépose totale, est la plus commune. Elle implique généralement l’installation d’une fenêtre à double vitrage. Elle offrira une meilleure protection contre le bruit et permet de réaliser des économies d’énergie thermique.

3 – Décidez du budget que vous pouvez allouer

Le remplacement du vitrage peut faire partie d’une démarche globale de rénovation énergétique. Pour bénéficier d’aides financières telles que l’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), n’hésitez pas à recourir à un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Vous trouverez plus d’informations et pourrez bénéficier de conseils et de renseignements supplémentaires grâce aux points rénovation, sur France Rénov.

Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre collectivité pour connaître d’éventuelles aides locales. Assurez-vous de réaliser ces opérations préalablement à tout travaux.

Afin d’entamer les travaux, il convient de commencer par téléphoner à plusieurs spécialistes pour avoir un comparatif des prix du marché. Vous pouvez demander l’aide d’un fenêtrier ou d’un menuisier. Assurez-vous que l’entreprise dispose des compétences nécessaires pour effectuer la pose et vous offrir un suivi après travaux. Pensez à vous reporter à l’exemple de devis que propose l’AQC (Agence Qualité Construction).

Envisagez d’engager un peintre si vous avez besoin de faire des travaux de peinture sur vos fenêtres.

4 – Choisir le meilleur matériau pour vos fenêtres

Il existe différents matériaux disponibles pour la fabrication de fenêtres :

  1. Le bois,
  2. l’aluminium,
  3. le PVC.

La qualité et les performances des fenêtres sont globalement similaires. Toutefois, vous devez prendre en compte le type et la performance du vitrage pour obtenir une bonne isolation sonore et/ou thermique.

Afin de s’assurer de la qualité de la fenêtre, il est conseillé de vérifier sa certification. Par exemple :

  • La certification NF s’applique pour garantir l’étanchéité à l’air, à l’eau et résistance au vent,
  • la certification A2P pour s’assurer de l’efficacité contre les démarches d’intrusion,
  • la certification ACOTHERM pour connaître les performances acoustiques et techniques.

Si vous logez dans une copropriété, assurez-vous de vérifier les règles au sein de votre copropriété ou de votre syndic. Il peut y avoir des règles spécifiques concernant le matériau à choisir et la couleur des vitres à respecter.

Il est recommandé de demander conseil à un professionnel pour déterminer ce qui convient le mieux à votre logement. N’hésitez pas non plus à consulter le guide de nos experts pour vous aider à choisir vos fenêtres.

5 – Travaux de rénovations, en avant !

Avant l’intervention de votre menuisier ou fenêtrier, il est important de prendre des précautions. Demandez à ce professionnel s’il est nécessaire de déplacer des meubles ou s’il s’en charge. Assurez-vous également qu’il protège le sol et pensez à voir si les vitrages correspondent à ce qui a été commandé. Une fois installées, testez leur bon fonctionnement.Vérifiez qu’elles s’ouvrent et se ferment correctement et qu’aucun courant d’air ne passe lorsqu’elles sont fermées.

Pendant l’intervention, soyez présent, recueillez autant des informations que possible et assurez-vous que les fenêtres correspondent à ce qui a été présenté sur le devis. Une fois le travail terminé, le professionnel doit faire le ménage et prélever les anciennes menuiseries pour leur recyclage. Vérifiez alors avec lui, que les travaux ont été effectués correctement. Les fenêtres s’ouvrent t-elle et se ferment sans encombre ?

Récupérez l’attestation de réception des travaux et signez-la. Si vous avez des réserves, indiquez-les par écrit. Si un peintre a été embauché pour peindre le contour en bois de vos fenêtres, soyez sûrs que la couleur est bien celle qui a été prévue au départ. Récupérez un peu de peinture pour faire des retouches si nécessaire.

6 – Soyez vigilants concernant l’état de vos fenêtres

Avec le temps, les systèmes d’ouverture et de fermeture des fenêtres peuvent s’user et cela peut affecter l’étanchéité à l’air. Si vous avez des difficultés lors de l’ouverture ou de la clôture de vos fenêtres, essuyez-les avec un tissu.

Si les problèmes persistent, appliquez de l’huile ou un produit dégrippant sur les gonds de charnière de vos portes-fenêtres. Il est également possible de vérifier le réglage de vos vitrages si le besoin s’en fait sentir.

N’hésitez pas à contacter un fenêtrier pour qu’il intervienne.

🧠 L’info JAQE : Si votre habitation a été catégorisée D, E, F ou G et que sa consommation énergétique est de 331 kilowattheures par mètre carré chaque année, vous avez l’obligation légale de procéder à un audit énergétique au moment de sa vente.

Puis-je bénéficier d’aides pour mes travaux de rénovation énergétique ?

Si vous envisagez des travaux de rénovation, sachez que vous pouvez bénéficier de différentes aides financières. Elles vous permettront d’améliorer votre confort tout en réduisant vos dépenses en énergie.

  • MaPrimeRénov’, anciennement CITE,
  • les aides de l’Agence Nationale de l’Habitation (Anah), telles que « Habiter mieux agilité » et « Habiter mieux sérénité » sont accessibles à tous les propriétaires, quel que soit leur revenu.

En plus de ces aides, vous pouvez également profiter :

  • du PAH (prêt pour l’amélioration de l’habitat),
  • des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE),
  • des primes Coups de Pouce leur étant associées,
  • des aides locales.

Par conséquent, n’hésitez pas à vous renseigner sur l’ensemble des aides financières à votre disposition afin de diminuer le coût des travaux et de pouvoir envisager la rénovation énergétique la plus complète possible.

⭐️ 4 points clés à retenir :

  1. Le DPE E est la quatrième classe la plus performante, derrière le DPE A
  2. Sa consommation énergétique est comprise entre 250 et 330 kWh par an
  3. Les habitats ayant un DPE E rejettent de 50 à 70 kg de CO2eq/m²/an
  4. Il est plus que recommandé de procéder à des travaux de rénovations énergétiques

Vous disposez d’aides si vous décidez d’entamer ces travaux.

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