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DPE E : consommation, implications et conseils

DPE E
Sommaire
La classe DPE est déterminée grâce à la méthode de calcul 3CL-DPE. Votre logement est classé E au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ? Vous vous interrogez sur la signification de cette étiquette énergie et sur les conséquences pour votre confort, vos factures et votre patrimoine immobilier ? Pas de panique, vous êtes au bon endroit pour comprendre les enjeux du DPE E et découvrir les solutions pour améliorer la performance énergétique de votre bien.

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Quelle performance pour un DPE E ?

Comprendre performances classe E DPE
Représentation des doubles seuils des étiquettes de performance énergétique – Source : isere.gouv.fr

Si vous êtes là, c’est peut-être que votre logement a écopé de la note « E » au Diagnostic de Performance Énergétique. Le DPE E situe dans la partie médiane de cette échelle, qui compte 6 autres classes (A, B, C, D, F, G).

Pour rappel un bien classé « E » présente les caractéristiques suivantes :

  • Une consommation d’énergie primaire comprise entre 251 et 330 kWh/m²/an.
  • Des émissions de gaz à effet de serre comprises entre 51 et 70 kg CO2eq/m²/an.

Bien que les logements classés E soient énergivores, ils ne sont pas considérés comme des « passoires thermiques », terme réservé aux biens notés F ou G au DPE.

Néanmoins, leur performance énergétique reste inférieure à la moyenne et des travaux de rénovation énergétique sont souvent nécessaires pour réduire les consommations et améliorer le confort.

Comment est calculé le DPE ?

Pour obtenir cette notation, un diagnostiqueur certifié réalise une étude approfondie du bien en analysant de nombreux critères :

  • L’isolation des murs, du toit, du plancher : quels matériaux ? Quelle épaisseur ? Y a-t-il des ponts thermiques ?
  • Les caractéristiques des fenêtres et portes : simple ou double vitrage ? Matériaux ? Taille des ouvrants ?
  • Le système de chauffage : quelle énergie (gaz, électricité, fioul…) ? Quel rendement ? Y a-t-il une régulation efficace ?
  • La production d’eau chaude sanitaire : quel équipement ? Quelle énergie ?
  • La ventilation : naturelle ou mécanique ? Si VMC, de quel type ?
  • Les éventuels équipements de production d’énergie renouvelable comme des panneaux solaires.

Le diagnostiqueur saisit toutes ces données dans un logiciel qui calcule, selon une méthode réglementaire unique appelée 3CL-DPE, la consommation énergétique en kWh/m2/an et les émissions de gaz à effet de serre en kgCO2/m2/an.

Plus un logement est mal isolé, équipé de systèmes de chauffage et d’eau chaude vétustes ou énergivores, plus sa consommation sera élevée et plus il émettra de CO2. Il obtiendra alors une mauvaise note au DPE, comme la classe E.

Bref, pas besoin d’être un expert pour comprendre que si votre appartement ou maison a écopé d’un vilain E sur son étiquette énergie, c’est qu’il y a du boulot côté rénovation ! Isolation par ci, changement de chaudière par là… Ça risque de piquer un peu le porte-monnaie mais dites-vous que c’est un mal pour un bien. Vos factures vous diront merci et la planète aussi !

🧠 L’info JAQE : En France, sur 30 millions de résidences principales, 21,4% font partie de la classe E du Diagnostic de Performance Énergétique. C’est 6,420 millions de logements.

Répartition classes DPE parc immobilier français
Infographie sur la répartition des classes DPE dans le parc immobilier français – Source : SDES

Implications du DPE E pour les propriétaires et locataires

La loi Climat et Résilience, promulguée le 22 août 2021, marque un tournant décisif dans la lutte contre les passoires énergétiques.

Parmi les mesures phares, l’interdiction progressive de la location des logements classés E, F et G au diagnostic de performance énergétique (DPE) aura un impact considérable sur les propriétaires et les locataires.

Interdiction progressive de location des logements classés E, F et G

Calendrier interdiction location DPE
Jaqe © – Infographie sur la Loi Climat & Résilience

Le gouvernement a établi un calendrier ambitieux pour éliminer graduellement les passoires thermiques du parc locatif :

  • 1er janvier 2025 : Interdiction de louer les logements classés G, les plus énergivores
  • 1er janvier 2028 : Interdiction de louer les logements classés F
  • 1er janvier 2034 : Interdiction de louer les logements classés E

Pour les propriétaires concernés, le message est clair : il est temps d’agir ! Engager des travaux de rénovation énergétique pour atteindre au moins la classe D devient indispensable pour continuer à proposer son bien à la location.

Certes, l’investissement peut sembler conséquent, mais il s’agit d’un mal nécessaire. Non seulement pour se mettre en conformité avec la loi, mais aussi pour offrir aux locataires un logement plus confortable et économe en énergie. Sans oublier la valorisation du bien sur le marché immobilier.

Impact sur la valeur du bien immobilier et l’attractivité pour les acheteurs/locataires

Au-delà de l’interdiction future de location, un mauvais DPE a d’ores et déjà un impact négatif sur la valeur des biens immobiliers.

« Les logements classés F et G se vendent en moyenne 11% moins cher que ceux classés D. Pour les appartements, la décote est de l’ordre de 3 à 9%, tandis qu’elle peut atteindre 18% pour les maisons individuelles. »

Selon une étude des Notaires de France

✏️ Exemple : Un appartement de 70m² classé E pourrait subir une décote de 4% par rapport à un bien similaire classé D, soit une perte de valeur de plusieurs milliers d’euros.

Cette dépréciation s’explique par la prise de conscience croissante des acheteurs et des locataires quant à l’importance de la performance énergétique. Face à la hausse du coût de l’énergie et aux enjeux environnementaux, ils sont de plus en plus nombreux à exclure les logements énergivores de leur recherche.

Pour les propriétaires de biens classés E, il devient donc urgent d’engager une rénovation énergétique. Non seulement pour se conformer à la loi et continuer à louer, mais aussi pour maintenir la valeur de leur patrimoine et l’attractivité de leur bien sur le marché immobilier.

Comment améliorer la performance énergétique d’un logement classé E ?

Pour améliorer la performance énergétique d’un logement classé E au DPE, plusieurs actions sont possibles. En suivant ces conseils, votre logement sera susceptible de passer de la note E à D, voir au-delà !

Audit énergétique obligatoire pour identifier les points d’amélioration

L’audit énergétique permet d’obtenir un état des lieux détaillé de la performance énergétique et environnementale du logement. Il complète le DPE en proposant plusieurs scénarios de travaux pour améliorer le confort thermique, la qualité de l’air et parvenir à une rénovation performante. 

🧠 L’info JAQE : Ce dernier deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2025 pour la vente de logements classés E.

Travaux de rénovation énergétique

Suite à l’audit, plusieurs travaux de rénovation énergétique peuvent être envisagés pour améliorer la performance du logement classé E :

Isolation thermique

L’isolation thermique est un levier majeur pour réduire les consommations d’énergie. Les travaux peuvent porter sur :

  • L’isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur
  • L’isolation des combles et de la toiture
  • L’isolation des planchers bas

✏️ Exemple : L’isolation des combles peut permettre de réduire jusqu’à 30% les déperditions de chaleur d’une maison.

Système de chauffage efficace

Le remplacement d’un ancien système de chauffage énergivore (chaudière fioul ou gaz) par un équipement plus performant est essentiel. Les solutions à privilégier sont :

  • La pompe à chaleur (PAC) aérothermique, géothermique ou hydrothermique
  • La chaudière à granulés (biomasse)
  • Le poêle à bois ou à granulés

Installation de double vitrage

Le remplacement des anciennes fenêtres simple vitrage par des fenêtres double vitrage performantes permet de renforcer l’isolation et d’améliorer le confort thermique et acoustique du logement.

Aides financières disponibles pour la rénovation énergétique

Pour encourager la rénovation des logements classés E, plusieurs aides financières sont mobilisables :

  • MaPrimeRénov’ : aide principale pour les travaux d’isolation, de chauffage et de ventilation
  • Primes Coup de pouce des fournisseurs d’énergie (dispositif CEE)
  • Éco-prêt à taux zéro
  • TVA à taux réduit (5,5%)
  • Aides des collectivités locales

🧠 L’info JAQE : Depuis 2023, un audit énergétique est obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov’ et du Coup de pouce Chauffage lorsque les travaux concernent une passoire thermique (logement classé F ou G).

En combinant audit énergétique, travaux de rénovation ciblés et aides financières, il est possible pour un propriétaire d’améliorer significativement la performance énergétique de son logement classé E, de gagner en confort et de valoriser son bien sur le plan patrimonial.

⭐️ 4 points clés à retenir :

  1. La classe E correspond à une consommation d’énergie primaire comprise entre 251 et 330 kWh/m²/an.
  2. Près d’un quart des logements en France sont classés E au DPE, notamment parmi les biens construits avant 1948.
  3. La loi Climat et Résilience prévoit l’interdiction de location des logements classés E à partir du 1er janvier 2034. Les propriétaires doivent anticiper des travaux de rénovation énergétique.
  4. Pour améliorer la performance d’un logement E, il faut réaliser un audit énergétique, puis engager des travaux d’isolation, de chauffage et de menuiseries, en mobilisant les aides financières disponibles.

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