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Surface Utile vs Surface Habitable : Guide de Calcul 📐💡

Surface Utile
Sommaire
Surface utile. Bien que la notion de surface utile ne jouisse pas de la mĂȘme notoriĂ©tĂ© que celle de la surface habitable Loi Boutin au sein du domaine immobilier, elle n'en demeure pas moins un concept essentiel. Il est particuliĂšrement prisĂ© par les dĂ©tenteurs de patrimoine immobilier. En rĂ©alitĂ©, en contexte français, cette surface utile revĂȘt une importance primordiale dans le cadre de la fixation des loyers, spĂ©cifiquement lorsqu'il s'agit de biens neufs soumis Ă  une rĂ©gulation stricte. Mais quelles sont les mĂ©triques et les paramĂštres Ă  considĂ©rer pour la dĂ©terminer de maniĂšre prĂ©cise ? Quelle est la portĂ©e rĂ©elle de cette notion et quel rĂŽle joue-t-elle dans la dynamique de l'immobilier français ?
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Qu’est-ce que la surface utile ?

DĂ©finition 

La notion de surface utile d’une propriĂ©tĂ© immobiliĂšre, telle qu’articulĂ©e dans l’article R 331-10 du Code de la Construction et de l’Habitation, se dĂ©finit comme Ă©tant la :

« Surface habitable de la rĂ©sidence en accord avec les paramĂštres Ă©tablis par l’article R. 111-2 du mĂȘme code, majorée de la moitiĂ© de la superficie des espaces annexes, suivant les modalitĂ©s prĂ©cisĂ©es par arrĂȘtĂ© du ministre en charge du Logement ».

Article R 331-10 du Code de la Construction et de l’Habitation

Ce concept revĂȘt une importance capitale, car il vise Ă  dĂ©terminer avec prĂ©cision l’Ă©tendue vivable d’un bien. Qu’il soit soumis au rĂ©gime de la copropriĂ©tĂ© ou qu’il s’agisse d’une habitation individuelle.

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Canva ©

Spécificités du mesurage

Selon l’arrĂȘtĂ© ministĂ©riel datant du 9 mai 1995, la catĂ©gorisation des piĂšces reconnues comme annexes englobe :

  • Les piĂšces souterraines tels que les caves et sous-sols, servant gĂ©nĂ©ralement de lieux de stockage ou de conservation.
  • Les zones extĂ©rieures qui permettent une jouissance particuliĂšre de l’habitat comme les balcons, les vĂ©randas, les terrasses, ainsi que les loggias.
  • Les piĂšces supĂ©rieures de lieu de vie incluant les combles ayant fait l’objet d’un amĂ©nagement spĂ©cifique et les greniers.
  • Les celliers qui se trouvent Ă  l’extĂ©rieur de la demeure principale.
  • Les zones dĂ©diĂ©es Ă  des activitĂ©s spĂ©cifiques ou Ă  l’entreposage, telles que les ateliers et les remises.

Certaines exceptions

La notion de surface utile d’un bien immobilier est astucieusement structurĂ©e pour inclure divers Ă©lĂ©ments qui contribuent Ă  la fonctionnalitĂ© et Ă  la valeur du bien. Cela tout en garantissant une distinction claire avec ceux rĂ©servĂ©s exclusivement Ă  l’usage privĂ© du locataire ou de l’acquĂ©reur. Certaines extensions de la propriĂ©tĂ©, bien que considĂ©rĂ©es comme des extensions, ne sont pas automatiquement intĂ©grĂ©es dans cette computation. Comme c’est le cas pour :

  • Les garages
  • Les zones vertes
  • Et les cours exclusivement privatives

Il convient toutefois de noter une exception notable concernant les garages. Lorsqu’ils sont utilisĂ©s Ă  des fins divergentes de leur vocation initiale. Par exemple, pour le rangement d’outils ou d’Ă©quipements, leur superficie peut ĂȘtre ajoutĂ©e Ă  la surface utile. Cependant, il est impĂ©ratif de dĂ©duire une certaine portion, soit 12 mÂČ, pour le stationnement d’un vĂ©hicule. 

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En approfondissant davantage, on peut également évoquer la notion de « surface utile brute locative ». Celle-ci exclut délibérément les composants structurels du bùtiment, tels que :

  1. Les cloisons internes
  2. Les piliers

Le calcul de cette surface brute Ă©quivaut approximativement Ă  85% de la surface hors Ɠuvre nette, couramment observĂ©e. Ce ratio offre un aperçu pertinent de l’espace exploitable. Ce qui permet une meilleure Ă©valuation de la valeur fonctionnelle du bien en question.

Quel est son intĂ©rĂȘt ?

Évaluer le coĂ»t des rĂ©sidences

Historiquement, la notion de surface utile a Ă©tĂ© conceptualisĂ©e comme le critĂšre fondamental permettant d’Ă©valuer le coĂ»t des rĂ©sidences relevant du rĂ©gime des habitations Ă  loyers modĂ©rĂ©s (HLM). Toutefois, avec l’Ă©volution des cadres rĂ©glementaires et des besoins en logement, son rĂŽle s’est diversifiĂ© et intensifiĂ©.

Elle permet de déterminer certains critÚres

Depuis un certain nombre d’annĂ©es, cette mesure est devenue primordiale pour dĂ©terminer :

  1. Les allocations financiĂšres octroyĂ©es par le gouvernement et l’envergure des crĂ©dits accordĂ©s dans le contexte de divers programmes tels que les PLUS, PLA-I, PLUS-CD, PLS et PLI.
  2. Les plafonnements de loyers applicables aux biens neufs acquis en vertu de dispositifs incitatifs fiscaux, comme les rĂ©gimes Pinel, Scellier, Duflot, parmi d’autres.

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Au cƓur de cette dynamique, la surface utile incarne la quintessence de l’espace vivable octroyĂ© aux rĂ©sidents d’une habitation. Elle dĂ©limite habilement les zones explicitement consacrĂ©es Ă  l’amĂ©nagement intĂ©rieur de celles considĂ©rĂ©es comme des extensions du bien principal.

Comment mesurer la surface utile ?

Appliquer une formule spécifique

Dans le contexte complexe de l’Ă©valuation immobiliĂšre, l’estimation de la surface utile d’un bien nĂ©cessite l’application d’une formule mĂ©thodique et prĂ©cise. Elle est conçue pour reflĂ©ter de maniĂšre exacte la surface vivable mise Ă  disposition des rĂ©sidents. Cette formule se dĂ©compose comme suit :

Calcul de la surface utile = surface habitable + 0.5 × surface des extensions

Toutes annexes ne sont pas prises en compte

Il est essentiel de noter qu’il existe une restriction quant Ă  la quantification des zones prises en compte. Avant de mettre en Ɠuvre la factorisation des 50 %, la superficie totale des extensions est sujette Ă  un plafonnement de 16 mÂČ.

Ce mĂ©canisme de rĂ©gulation est particuliĂšrement pertinent lors de l’application de cette mesure dans le cadre de l’Ă©tablissement des plafonds de loyers. Cela garantit ainsi une Ă©valuation Ă©quitable et reprĂ©sentative du bien en question.

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✏ Exemple : Antoine, soucieux de dĂ©terminer avec prĂ©cision la surface utile de son bien, doit suivre une mĂ©thodologie bien dĂ©finie pour parvenir Ă  une estimation fidĂšle. Voici une approche Ă©toffĂ©e pour l’orienter dans ce processus :

Antoine doit d’abord mesurer la superficie interne de son logement, en excluant les murs, marches et cages d’escaliers, gaines, embrasures de portes et fenĂȘtres. Cette mesure donnera la « surface habitable » du logement.

Il est essentiel qu’Antoine identifie ensuite les lieux associĂ©s Ă  son bien, tels que les caves, sous-sols, greniers, loggias, terrasses, balcons, celliers extĂ©rieurs, vĂ©randas, ateliers, et remises. 

Le total des extensions est soumis Ă  un plafonnement de 16 mÂČ avant de mesurer les 50 % de leur surface. Si, par exemple, Antoine a un total de 20 mÂČ, seulement 16 mÂČ seront pris en compte pour le calcul de la surface suivant.

La surface utile est calculĂ©e en additionnant le calcul de la surface habitable Ă  50 % de la surface totale des annexes (sous rĂ©serve du plafond de 16 mÂČ). La formule se prĂ©sente ainsi :
Calcul surface utile= calcul surface habitable + 0.5×calcul surface des annexes (max 16 mÂČ)

Quelle différence entre surface utile et habitable ?

De quoi s’agit-il ?

En Ă©valuant la superficie habitable d’un logement, il est impĂ©ratif d’adhĂ©rer scrupuleusement aux directives stipulĂ©es par le Code de la construction et de l’habitation. Selon l’article R 111-2, cette superficie est caractĂ©risĂ©e comme :

« La surface de plancher érigée, à laquelle on déduit les espaces englobés par les murs porteurs, cloisons internes, paliers et infrastructures des escaliers, conduits de ventilation, ainsi que les cavités des portes et des ouvertures fenestrées ».

Article R 111-2

Jaqe ©

Lors de la mise en Ɠuvre de cette mesure, il est primordial de considĂ©rer uniquement la zone interstitielle entre les murs porteurs (s’alignant sur les dispositions de la loi Carrez, avec une hauteur plafonnĂ©e Ă  un minimum de 1,80 m) et au-dessus des socles ou plinthes. PostĂ©rieurement, il est nĂ©cessaire d’effectuer des dĂ©ductions pour certaines zones spĂ©cifiques. Explicitement, les zones situĂ©es dans :

  • Les combles non rĂ©habilitĂ©s
  • Les celliers
  • Les niveaux souterrains
  • Les terrasses
  • Les balcons
  • Les vĂ©randas 
  • Et autres lieux connexes Ă  la propriĂ©tĂ© tels que les ateliers de blanchisserie, les cuisines externes, les locaux techniques, les ateliers, et d’autres similaires, ne doivent pas ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans la mesure.

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🧠 L’info JAQE : Cette mĂ©thodologie avancĂ©e permet d’obtenir une Ă©valuation exacte et conforme aux normes rĂ©glementaires. Ce qui offre ainsi une vision claire et prĂ©cise de l’espace vĂ©ritablement utilisable Ă  des fins rĂ©sidentielles.

Calcul des annexes

Dans le cadre du dĂ©compte sophistiquĂ© des surfaces utiles, il est impĂ©ratif que les parties secondaires, soient explicitement consacrĂ©es Ă  l’usage singulier et non partagĂ© de l’occupant principal. Tout en prĂ©sentant une altitude sous l’apex architectural d’au moins 1,80 mĂštre. Elles constituent des Ă©lĂ©ments pĂ©riphĂ©riques, mais essentiels Ă  la dĂ©finition spatiale d’un bien, englobent :

  1. Les sous-sols et les caves, zones souvent consacrées au stockage ou à des activités particuliÚres.
  2. Les prolongations extĂ©rieures telles que les balcons, les loggias, ainsi que les vĂ©randas, qui permettent d’Ă©tendre le lieu de vie vers l’extĂ©rieur.
  3. Les parties utilitaires telles que les remises et ateliers, ainsi que les celliers, servent des fonctions spécifiques.
  4. Il convient toutefois de noter que certaines parties, malgrĂ© leur pertinence fonctionnelle, ne sont pas intĂ©grĂ©s dans le cadre de cette mĂ©thodologie de mesure. Notamment, les jardins, les cours, les emplacements de stationnement et les garages. NĂ©anmoins, dans certaines circonstances exceptionnelles, des dĂ©rogations Ă  cette rĂšgle peuvent s’appliquer.

Qu’est-ce que la surface plancher ?

Concerne les biens en cours de construction

Dans le cadre sophistiquĂ© et rĂ©glementĂ© de l’urbanisme et de la construction, la notion de « surface plancher » construite occupe une place prĂ©pondĂ©rante. En particulier pour les biens en cours d’Ă©laboration. Le calcul de cette surface constitue en effet la base mĂ©trique sur laquelle reposent des dĂ©cisions administratives cruciales. 

ParticuliĂšrement la dĂ©livrance ou non de permis de construire ou la conformitĂ© Ă  des directives urbanistiques spĂ©cifiques. Pour parvenir Ă  une Ă©valuation prĂ©cise de cette surface, il est impĂ©ratif d’agrĂ©ger mĂ©ticuleusement les superficies plancher construites de chaque Ă©tage ou niveau. Cela Ă  condition qu’ils soient clos et protĂ©gĂ©s des intempĂ©ries.

Des limitations Ă  prendre en compte

Cependant, il est essentiel de prĂ©ciser que seules les Ă©tendues prĂ©sentant une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 mĂštre sont Ă©ligibles Ă  cette comptabilisation. Ainsi, divers Ă©lĂ©ments architecturaux et structurels sont expressĂ©ment exclus de cette mĂ©thodologie de mesure. Par exemple :

  • Les parties en trĂ©mie.
  • Ou les vides crĂ©Ă©s par les escaliers.
  • Les zones spĂ©cifiquement amĂ©nagĂ©es pour le stationnement des vĂ©hicules.
  • Ainsi que les Ă©paisseurs des murs porteurs et non porteurs, sont tous dĂ©duits du total de la surface plancher.

Cette approche garantit une évaluation rigoureuse, évitant des surestimations qui pourraient mener à des non-conformités réglementaires.

⭐ Les points Ă  retenir
  • La surface utile correspond Ă  la espace habitable d’un bien.
  • Sa mesure est diffĂ©rente de la surface habitable.
  • Le calcul de la surface utile comprend les surfaces des annexes en m2.
  • La surface plancher concerne les logements en construction


Merci pour votre lecture !

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