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Flocage amiante : pratique dangereuse pour la santé humaine

Flocage Amiante
Sommaire

Le flocage amiante, connu sous le nom de "revêtement en amiante", était autrefois largement utilisé dans la construction de bâtiments. Notamment, avant l'interdiction de son utilisation en raison de sa dangerosité pour la santé. Cependant, de nombreux bâtiments construits avant cette interdiction peuvent encore présenter des risques pour la santé des habitants.

Dans cet article, nous allons aborder en détail les informations importantes à connaître à propos du flocage en amiante, en explorant les différents aspects de cette substance potentiellement nocive.

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Qu’est-ce que l’amiante floqué ?

Définition amiante floqué
Visuel sur un échantillon d’amiante floqué

Le revêtement en flocage d’amiante consiste à appliquer une couche de fibres d’amiante sur une surface pour en améliorer la protection ou en rehausser l’apparence. Cette matière première, qui est une roche naturelle composée de filaments très fins et souples, a été largement utilisée dans la construction.

En effet, ses propriétés résistantes :

  • À la chaleur,
  • Au feu,
  • À l’usure,
  • À l’abrasion,

Ont été de forts atouts.

Contextualisation historique

L’utilisation des isolations floquées à base d’amiante a connu un fort engouement en Suisse au cours des années 1960 et au début des années 1970. Ce type d’isolation, souvent associé à une protection contre les incendies, était également utilisé pour ses propriétés :

  • Thermiques,
  • Acoustiques.

Néanmoins, cette popularité a rapidement décliné à la suite des découvertes quant à la dangerosité de l’amiante pour la santé.

Par exemple, Schneider Dämmtechnik, Hitz et Chemisch Technische Werke figurent parmi les anciens producteurs de flocage à base d’amiante en Suisse. Bien que l’utilisation de cette substance ait été abandonnée au cours des années 1970 sans interdiction formelle, certains fabricants, tels que CTW, ont commencé à la remplacer dès 1972. Il est également possible que des isolations sans amiante aient été réparées à l’aide de mastics contenant de l’amiante jusqu’en 1990.

À partir de 1985, les bâtiments présentant des isolations floquées à base d’amiante ont été répertoriés dans un cadastre. Bien que cela n’ait pas été maintenu de manière uniforme dans tous les cantons.

Aujourd’hui, beaucoup de ces bâtiments ont été :

  • Soit démoli
  • Soit partiellement ou entièrement assainis.

Compte tenu du fait qu’une partie seulement des bâtiments a été recensée (environ 90 %), il n’est pas possible d’affirmer l’absence de flocage à base d’amiante dans un bâtiment non répertorié.

Après-constat concernant le flocage amiante

En raison de l’absence de nettoyage exhaustif des surfaces environnantes (sol et murs) lors de la pose de flocage amianté, il est fort probable que des résidus de ce matériau n’aient pas été complètement enlevés.

Il est aussi possible que les éléments subséquents tels que :

  • Les chapes,
  • Les parapets,
  • Les enduits,
  • Les peintures,
  • La maçonnerie,

Soient également contaminées.

Avant 2000, les bâtiments contenant du flocage amianté n’étaient généralement nettoyés que pour réduire les libérations de fibres pendant l’utilisation normale du bâtiment. Les surfactants et les agents de liaison pour les fibres restantes étaient autorisés. De nouveaux revêtements flocages exempts d’amiante ont été partiellement appliqués sur ces contaminations résiduelles.

Cependant, la plupart du temps, les contaminations secondaires n’ont pas été nettoyées. Par conséquent, les bâtiments nettoyés avant 2000 peuvent toujours contenir des quantités importantes de résidus de flocage amianté. Ce, même s’ils sont décrits comme “entièrement nettoyés” ou “sans amiante”.

Les bâtiments nettoyés après les années 2000 peuvent également contenir des résidus de flocage amianté. C’est le cas surtout si le nettoyage n’a pas été effectué sous la supervision d’une direction de travaux spécialisée et sans un procès-verbal de réception formel. Il peut donc être nécessaire de nettoyer à nouveau les bâtiments déjà nettoyés qui ont contenu du flocage amianté, en particulier avant de nouveaux travaux.

Afin de s’assurer que les bâtiments ont bien été nettoyés, il est possible de faire un diagnostic amiante avant travaux.

Composition de l’amiante floqué

Le flocage à base d’amiante comporte :

  • Généralement entre 25 % et 90 % de fibres d’amiante selon le fabricant.
  • Il est appliqué en une ou deux couches d’une épaisseur allant de 1 à 5 cm, variant selon la densité de la composition.

Un taux élevé de liant donne un flocage plus dur et rugueux, tandis qu’un taux faible entraîne une texture plus molle. Les projections d’isolation sont habituellement associées à une couche de protection pour limiter la libération de fibres.

Dans quelle situation a été utilisée la technique du flocage amiante ?

Technique de flocage amiante
Professionnel en train d’appliquer le flocage amiante

Le flocage à l’amiante était autrefois un choix populaire pour le revêtement des surfaces des bâtiments publics et privés, y compris :

  • Les écoles,
  • Les hôpitaux,
  • Les immeubles de bureaux,
  • Les habitations individuelles.

C’est pour cette raison qu’il existe le diagnostic amiante parties privatives (DAPP).

Ce matériau était également utilisé pour la confection :

  • De panneaux de sol,
  • De tuiles de toiture,
  • De gouttières,
  • De conduits de ventilation.

En raison de ses propriétés de résistance à la chaleur et au feu, l’amiante était considéré comme un matériau idéal pour les bâtiments à usage public. On parle ici d’établissements où la sécurité des occupants est une préoccupation majeure en cas d’incendie.

De plus, le flocage à l’amiante était économique et facile à entretenir, ce qui en a fait un matériau de construction très apprécié pendant de nombreuses années.

Cependant, à partir des années 1980, l’utilisation du flocage à l’amiante a été interdite dans de nombreux pays. Il a été constaté les possibles effets (nocifs) sur la santé humaine associés à une exposition prolongée à l’amiante. L’amiantose et le mésothéliome sont des maladies graves qui peuvent résulter d’une telle exposition et peuvent être mortelles.

Flocage amiante : quels risques pour la santé ?

L’utilisation de l’amiante floqué peut s’avérer très dangereuse, car même dans des conditions d’utilisation normale, les fibres peuvent être libérées dans l’air. Cela peut engendrer des risques pour la santé en cas d’exposition prolongée. Ainsi, des mesures de surveillance de la qualité de l’air sont requises pour contrôler la concentration de fibres.

En ce qui concerne les travaux liés à l’assainissement de l’amiante floqué, une quantité considérable de fibres peut être relâchée dans l’air. Un phénomène pouvant s’avérer extrêmement nocif pour la santé. Les travaux de désamiantage doivent donc être exécutés par une entreprise reconnue.

Lors de travaux de petite envergure, même s’ils ne concernent pas directement l’amiante floqué et qu’il est encapsulé, il est possible que des fibres soient libérées.

Les travaux doivent être effectués uniquement par :

  • Des professionnels formés,
  • Équipés de protections individuelles conformes aux normes de sécurité.

Il est important :

  • D’éviter toutes vibrations sur les revêtements en amiante floqué,
  • D’évaluer chaque situation avec l’aide d’un expert spécialisé.

Si vous suspectez la présence de flocage à l’amiante dans votre bâtiment, il est impératif de faire appel à un professionnel qualifié. Il pourra effectuer des tests afin de déterminer la présence de ce matériau. Le cas échéant, il prendra les mesures nécessaires pour le retirer et le remplacer de manière sécurisée.

Diagnostic et retrait du flocage amiante

Le retrait du revêtement en amiante est une tâche complexe qui nécessite l’intervention de professionnels qualifiés et expérimentés. La manipulation de matériaux potentiellement nocifs pour la santé y étant impliquée, ne vous y tentez pas vous-même !

Le processus de prélèvement d’échantillons de flocages est crucial afin d’évaluer les risques potentiels. Il est particulièrement important de procéder à un prélèvement d’échantillons sur les applications réalisées postérieurement à 1975.

La raison ? Le danger potentiel qu’elles présentent. Pour les bâtiments construits après 1980, on peut s’attendre à ce qu’ils soient exempts d’amiante.

Il est également primordial de vérifier si le bâtiment est répertorié comme un bâti contenant de l’amiante. La présence d’une autorisation est requise pour consulter les informations appropriées. Dans le cas où un bâtiment figure sur ce cadastre, les flocages (y compris les contaminations secondaires) doivent être identifiés et documentés en détail.

En ce qui concerne les bâtiments précédemment :

  • Connus pour être contaminés par de l’amiante floqué,
  • Ayant subi une décontamination,

Il est essentiel de vérifier s’il ne reste aucun résidu d’amiante floqué.

Procédure d’échantillonnage

Lors de la collecte d’échantillons, il est impératif de contrôler non seulement :

  • Les flocages en eux-mêmes,
  • Les contaminations potentielles,
  • Les résidus laissés par des interventions de nettoyage précédentes.

Du fait du potentiel de danger élevé lié à l’amiante floqué, il est judicieux d’adopter une approche graduelle. Dans un premier temps, un nombre limité d’échantillons peut être collecté.

Si ceux-ci sont :

  • Tous positifs pour de l’amiante,
  • Que les surfaces suspectes semblent identiques visuellement,

il est alors possible de considérer toutes les surfaces comme étant contaminées.

Si les résultats sont incohérents ou s’il n’y a pas d’amiante, une analyse plus approfondie de l’ensemble des surfaces est requise. C’est la seule façon de garantir avec certitude que même de petites quantités d’amiante floqué soient détectées.

Retirer des plaques de protection peut également causer une libération conséquente de fibres. Lorsque le travail de démontage comporte des risques importants, il est recommandé de collaborer avec une entreprise de décontamination pour collecter les échantillons.

Il est également possible de mesurer la qualité de l’air ambiant dans la pièce après la collecte d’échantillons. Lorsqu’il s’agit d’échantillonner de l’amiante floqué accessible sans démontage, la participation d’un expert en décontamination n’est généralement pas nécessaire. Toutefois, en raison du fort risque de libération de fibres, il est important de prévoir une aspiration directe de la source lors de la collecte d’échantillons.

Détection de couches multiples de flocage

L’utilisation de couches multiples d’amiante floqué peut engendrer des variantes quant à la nature de ces couches, telles que :

  • La présence d’amiante blanc sur de l’amiante bleu,
  • La seule présence d’une couche d’amiante.

Par conséquent, il est crucial de prélever des échantillons sur toute l’épaisseur du matériau. De plus, il est possible que des couches de fonds et de colles se trouvent sous les flocages, ce qui les rend plus difficiles à détecter.

Pour s’assurer d’obtenir une vue complète de la situation, il est recommandé de réaliser des sondages et des prélèvements en plusieurs endroits différents.

Pour les bâtis déjà assainis

Pour les bâtiments ayant fait l’objet :

  • D’un assainissement antérieur et recouverts d’un nouveau flocage,
  • D’un nouvel isolant exempt d’amiante,

Il est primordial d’enlever cette nouvelle isolation pour garantir avec assurance l’absence totale de résidus d’amiante. L’échantillonnage à l’aide de tampons adhésifs s’avère être la méthode la plus simple pour atteindre cet objectif.

Il est également recommandé de vérifier de manière plus approfondie les joints, les fissures, les fentes et les zones adjacentes aux vis, car ces zones peuvent souvent encore contenir des traces d’amiante floculé.

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